LE FRIGO - Revue de presse
« Loin des simples folies transgressives habituellement transposées dans ce rôle à
transformations, Régis Goudot entraîne le spectateur avec une saisissante virtuosité
corporelle et vocale au coeur d’un psychodrame entre cauchemar et bouffonnerie. Un
spectacle à ne pas manquer. »
Yves MARC, dans La Dépêche du Midi, 19/10/08
« Pour un homme seul, sur un texte drôle, acide et émouvant de Copi qui offre à
Régis Goudot, l’un des comédiens phares du groupe Ex-abrupto, un rôle à la mesure de sa
démesure […] Une expérience de théâtre intelligent, généreux et sensible à ne pas
manquer. Rare, tellement rare… »
Cécile BROCHARD, dans Flashhebdo, 22 au 28/10/08
« Un Régis Goudot au sommet de son art qui porte sans faiblir ce texte redoutable, qui allie
une variété de jeu à une énergie constante. Très grand dans sa dérision, léger dans son
désespoir, il parvient à un équilibre rare entre l’outrance d’un personnage qui n’est que
rôles et spectacle, et un jeu tout petit, délicat, à fleur de peau.
Bravissimo. »
Manon ONA, lecloudanslaplanche.com, 9/10/08
« On ne peut rêver plus troublante osmose entre le furieux délire d’un auteur, l’audace un
peu folle d’un metteur en scène et l’haletante frénésie d’un acteur décidemment admis
dans la cour des grands […] Une caverne paléolithique ancien, peuplée de toutes les traces
possibles d’un baroque furieusement contemporain, témoigne d’une recherche fine dans
l’occupation de l’espace. Sans parler de l’énigmatique frigo qui joue sans doute le rôle que
Stanley Kubrick attribuait au monolithe noir de l’Odyssée de l’espace » : la lancinante
question des fins dernières… »
Gilbert BAQUE, dans les nouvelles 31, 16/10/08
« La voix de Régis Goudot ne cesse de surprendre par sa capacité à muer à chaque irruption
d’un quidam dans la place. Il épouse à la perfection l’autodérision de Copi, prête la fragilité
de son corps à ce personnage hybride, donne à voir le spectacle démentiel d’un artiste
fiévreux. Quant au metteur en scène, il renoue ici avec le meilleur de lui-même : si
« Homme pour homme, l’Enfant d’éléphant » procurait à peu de chose près les mêmes
effets que l’ecstasy, si « Le Bourgeois gentilhomme » procurait ceux de la cocaïne, et
« Rimbaud l’enragé » ceux de l’opium, on pourrait affirmer que ce « Frigo » à souvent les
mêmes élans que des effluves de poppers. »
Jérôme GAC, http://jeromegac.artblog.fr/, 20/10/08