CYRANO DE BERGERAC - Revue de presse

Publié le par groupe-ex-abrupto

"Tout pour les acteurs, donc, qui survolent littéralement le texte, le donnent à entendre avec une fougue et une passion contagieuses, font trembler et rire de bonheur aux traits d’esprit qui fusent en cascade, aux mots savoureux et aux situations cocasses qu’ils portent avec une effronterie joyeuse.

Régis Goudot campe un Cyrano avec panache, une grâce bouleversante. Sa présence est impressionnante de finesse et d’intelligence. (…) Et que dire de tous les autres, de tous ces seconds rôles qui portent beau chaque vers, pointent la réplique sans ciller, participent de cette chorégraphie endiablée des corps et des sens? On sent jusque dans les silences, les regards à peine échangés, le fruit du travail d’un collectif, d’un engagement sans faille au service d’un texte dont la modernité et l’audace nous frappent à chaque instant. On pensait connaître son Cyrano sur le bout des doigts. Voilà qu’on le redécouvre comme au premier jour."

Marie-Josée Sirach - L'humanité

 

 

"Non seulement rien ne manque à ce Cyrano : panache, éloquence, courage et héroïsme. Mais encore Régis Goudot étoffe le personnage. Tout ce qui lui manque de masse corporelle, de pesanteur physique, il le compense par la pertinence de ses prises de parole, l’intelligence de ses déplacements, la sincérité de son jeu. Les répliques coulent en cataracte sans jamais se heurter à une hésitation ou à un bredouillement. Sont-elles archiconnues, il leur impose sa propre musique, ses propres arrangements vocaux pour les rendre inédites à nos oreilles. (…)

La mise en scène, dépouillée, est sublime de sobriété. Comme souvent chez Didier Carette, elle nous projette dans un ailleurs indéterminé, en dehors de toute histoire et de toute géographie. Un univers de conte pour enfants, dirait-on ici. Un arbre étique, une fenêtre projetant des ombres chinoises, et sous la pâleur d’une immense lune de carton, Cyrano l’homme du terroir prend des airs de Pierrot triste. Les jeux de lumière, qui tout au long racontent l’histoire d’un homme de l’ombre, offrent ainsi un deuxième niveau d’écriture. Il y en a un troisième, plus admirable encore, portée par la création musicale de Charlotte Castellat et Stanislas Michalski, jouée en direct sur scène. Une douce musique qui accompagne magnifiquement les vers d’Edmond Rostand. Bravo." 

                   Bénédicte Soula - Les trois coups.com

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Publié dans CYRANO DE BERGERAC

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